Le goût des fruits et légumes que l’on ramasse soi-même

jardin de Marie Overijse

Avec les beaux jours et le soleil, il est temps de faire un petit tour dans un potager bio où l’on peut ramasser soi-même les fruits et légumes parce que leur goût est unique, puisque le fruit de votre labeur.

D’habitude nous allons à Pur Fruit près de la frontière française, mais c’est fermé le dimanche, donc nous décidons d’aller au Jardin de Marie, qui en plus des fruits propose aussi plusieurs variétés de légumes bio. Continue reading “Le goût des fruits et légumes que l’on ramasse soi-même”

My first experience of fasting and hiking in Provence, France

 

Several people in the past year have shared with me their positive experience of fasting, and after giving it some thought, I decided I would try it out too. The mere thought of not eating for a whole week is pretty traumatizing to many people – including me, but everyone I talked to seemed thoroughly happy and enthusiastic about it, so it couldn’t be that bad. Continue reading “My first experience of fasting and hiking in Provence, France”

Toujours plus loin vers l’Est

Comment ferez-vous pour parler d’Orient quand vous y serez allé ?
– Matthias Enard, Boussole 

Il est des passions qui vous dévorent, d’autres qui vous définissent, d’autres enfin qui vous dépassent. Ma passion pour l’Orient fait peut-être écho à toutes celles-là ou à aucune. Difficile en effet de mettre des mots sur un courant qui coule, étrange et pénétrant, comme une rivière souterraine tout le long de votre parcours de vie, et auxquels font écho de nombreux autres courants coulant dans la même direction, avec lesquels pourtant vous ne vous sentez rien en commun. Continue reading “Toujours plus loin vers l’Est”

Crumble de courge butternut et coco, sans gluten et sans laitage

Cela faisait longtemps que je n’avais pas posté de nouvelle petite recette, mais celle-là, j’avais vraiment envie de la partager car elle s’est révélée un grand succès auprès des grands (les enfants ont moins aimé, tant pis pour eux, na !), et elle est sans gluten et sans laitage pour ceux que ça aiderait. Continue reading “Crumble de courge butternut et coco, sans gluten et sans laitage”

Le tutu, un jeu d’enfant

Quelle petite fille n’a pas rêvé d’un tutu tout léger et nuageux pour vivre ses rêves de danseuse/princesse/fée (effacez la mention inutile) ? Eh bien, pour faire plaisir à votre fille (ou à vous-même, allez, avouez que vous en rêvez encore), vous pouvez créer un tutu sans couture et sans casser votre tirelire en quelques minutes. C’est tellement facile à faire que vous pouvez même mettre votre enfant à contribution. Continue reading “Le tutu, un jeu d’enfant”

Une veste de kimono traditionnelle et réversible fait main

Je m’étais promis de ne pas faire de vêtements avec la machine à coudre offerte par ma mère, car cela me paraissait compliqué et ne valait pas le coup par rapport à l’investissement en temps.

Mais j’ai finalement succombé car j’avais envie depuis longtemps d’une veste de kimono traditionnelle (haori en japonais) et comme j’ai reçu de très beaux tissus japonais de mes collègues du Conseil à mon départ, je me suis dit que ce serait bête de ne rien en faire de “japonais” 🙂

La peur de l’inconnu ou l’excitation de la nouveauté ?

Bien qu’internet fourmille de tutoriels de couture, je n’en ai trouvé aucun pour coudre une veste de kimono et encore moins une veste réversible. Pas vraiment de patrons faciles à utiliser non plus et plein de modèles différents. D’emblée, ça commençait mal cette histoire, vu que je n’ai pas cousu le moindre habit de ma vie ! Du coup, j’ai un peu peur de tout rater, mais je me lance quand même. Peur 0 – 1 Excitation

Je décide donc de repartir aux sources, de regarder sur les sites de vêtements traditionnels au Japon. J’apprends que les haori (la veste qu’on met par-dessus les kimonos) sont différents pour homme et pour femme : celui des femmes est ouvert à l’intérieur des manches, côté corps, celui des hommes fermé. Va pour le haori alors, même si cette histoire de manches ouvertes me fait un peu peur.

Prochaine étape : la longueur du tissu à couper. Et là, les Japonais (comme souvent) ont bien pensé les choses : avec une seul long tissu de 3m, on peut faire un haori en une seule pièce. Mes deux tissus à moi viennent aussi du Japon, mais ils font 110cm de large et 200m de long, donc pas de quoi couper les manches ET le corps en un seul morceau. Qu’à cela ne tienne, je couperai les manches à côté du corps et tout cela tiendra sur 2m, c’est moi qui vous le dit 🙂

Après avoir dessiné le patron du haori, un peu à partir de mes dimensions et beaucoup au pifomètre, je dessine  le patron de coupe, autrement dit la manière dont on doit couper le tissu. Je commence par faire un haori pour de faux dans du papier de soie. Et je fais bien : l’une des deux manches est beaucoup trop longue, et c’est en fait la manche pour laquelle je n’avait pas assez de papier qui est parfaite !

 

Leçon no.1 : toujours faire un modèle en papier de soie pour mes prochains travaux. 

La couture, mieux que les maths

Après la coupe (j’ai ajouté 1.5cm de marge aux mesures de mon patron), je me mets à la couture machine. Grand moment d’émotion lorsque j’enfile le recto non terminé de mon haori ! Tout va bien, la taille est bonne 🙂

Vu que je vais cacher l’envers du recto avec l’autre tissu, je ne peaufine pas les finitions de l’envers. Je découpe et couds le verso comment j’ai fait pour le recto, cette fois-ci en mesurant précisément la taille du recto fini, pour éviter que le tissu ne baille en mode recto-verso. Et effectivement, mon autre tissu est légèrement plus long au niveau des manches…

Leçon no.2 : toujours mesurer le recto fini avant de coudre le verso.

Vient maintenant le temps des sueurs froides et le moment de savoir comment coudre le verso. Peur 1 – 0 Excitation.

Il faut dire que la couture est une vraie gymnastique de l’esprit. Pas étonnant que certaines associations de promotion des sciences auprès des jeunes filles utilisent la couture pour les intéresser aux maths. Et du coup, cela explique qu’il y ait plein d’hommes en haute couture ! (nan, je rigole, je sais bien que les petites mains douées derrière, ce sont des femmes 🙂

Bref, je me débats avec le modèle mental de qu’est-ce que je vais coudre ensemble pour pouvoir le retourner et avoir mon produit presque fini. Finalement, je décide de coudre toute les bordures externes, sauf le bout des manches (là où les mains sortent) car c’est de là que je compte retrousser ma veste.

Et là, c’est la cata ! Rien ne va plus. J’ai cousu les ouvertures des manches près du corps et ça fait tout déraper. Du coup, je suis bonne pour découdre cette partie à la main et finir en mode endroit. Je me vois déjà avec un truc immettable entre les mains…

Finalement, je trouve comment tout assembler et comment faire les finitions une fois les deux vestes à l’endroit. Je retrousse un peu les manches d’un côté, histoire de faire ressortir l’autre tissu, et après plusieurs essayages, je décide de garder les manches complètement ouvertes, c’est plus joli et plus pratique pour cacher des armes (la ninja en moi qui parle !).

Leçon no. 3 : laisser un peu d’espace pour l’imprévu en couture, ou comment transformer ses erreurs en opportunités 🙂

Et le résultat final est plutôt sympa, je suis vraiment fière de porter ce que j’ai fabriqué. Mais quel travail ! L’artisan est mon nouveau héros : que de dévouement et en même temps de satisfaction dans ses gestes, que de joie dans le travail bien fait. Une forme de méditation active 🙂

PS : petite entorse au modèle traditionnel de haori j’ai fait une ceinture alors que normalement il faut une attache appelée haori-himo. Next time !