Le tutu, un jeu d’enfant

Quelle petite fille n’a pas rêvé d’un tutu tout léger et nuageux pour vivre ses rêves de danseuse/princesse/fée (effacez la mention inutile) ? Eh bien, pour faire plaisir à votre fille (ou à vous-même, allez, avouez que vous en rêvez encore), vous pouvez créer un tutu sans couture et sans casser votre tirelire en quelques minutes. C’est tellement facile à faire que vous pouvez même mettre votre enfant à contribution. Continue reading “Le tutu, un jeu d’enfant”

Une veste de kimono traditionnelle et réversible fait main

Je m’étais promis de ne pas faire de vêtements avec la machine à coudre offerte par ma mère, car cela me paraissait compliqué et ne valait pas le coup par rapport à l’investissement en temps.

Mais j’ai finalement succombé car j’avais envie depuis longtemps d’une veste de kimono traditionnelle (haori en japonais) et comme j’ai reçu de très beaux tissus japonais de mes collègues du Conseil à mon départ, je me suis dit que ce serait bête de ne rien en faire de “japonais” 🙂

La peur de l’inconnu ou l’excitation de la nouveauté ?

Bien qu’internet fourmille de tutoriels de couture, je n’en ai trouvé aucun pour coudre une veste de kimono et encore moins une veste réversible. Pas vraiment de patrons faciles à utiliser non plus et plein de modèles différents. D’emblée, ça commençait mal cette histoire, vu que je n’ai pas cousu le moindre habit de ma vie ! Du coup, j’ai un peu peur de tout rater, mais je me lance quand même. Peur 0 – 1 Excitation

Je décide donc de repartir aux sources, de regarder sur les sites de vêtements traditionnels au Japon. J’apprends que les haori (la veste qu’on met par-dessus les kimonos) sont différents pour homme et pour femme : celui des femmes est ouvert à l’intérieur des manches, côté corps, celui des hommes fermé. Va pour le haori alors, même si cette histoire de manches ouvertes me fait un peu peur.

Prochaine étape : la longueur du tissu à couper. Et là, les Japonais (comme souvent) ont bien pensé les choses : avec une seul long tissu de 3m, on peut faire un haori en une seule pièce. Mes deux tissus à moi viennent aussi du Japon, mais ils font 110cm de large et 200m de long, donc pas de quoi couper les manches ET le corps en un seul morceau. Qu’à cela ne tienne, je couperai les manches à côté du corps et tout cela tiendra sur 2m, c’est moi qui vous le dit 🙂

Après avoir dessiné le patron du haori, un peu à partir de mes dimensions et beaucoup au pifomètre, je dessine  le patron de coupe, autrement dit la manière dont on doit couper le tissu. Je commence par faire un haori pour de faux dans du papier de soie. Et je fais bien : l’une des deux manches est beaucoup trop longue, et c’est en fait la manche pour laquelle je n’avait pas assez de papier qui est parfaite !

 

Leçon no.1 : toujours faire un modèle en papier de soie pour mes prochains travaux. 

La couture, mieux que les maths

Après la coupe (j’ai ajouté 1.5cm de marge aux mesures de mon patron), je me mets à la couture machine. Grand moment d’émotion lorsque j’enfile le recto non terminé de mon haori ! Tout va bien, la taille est bonne 🙂

Vu que je vais cacher l’envers du recto avec l’autre tissu, je ne peaufine pas les finitions de l’envers. Je découpe et couds le verso comment j’ai fait pour le recto, cette fois-ci en mesurant précisément la taille du recto fini, pour éviter que le tissu ne baille en mode recto-verso. Et effectivement, mon autre tissu est légèrement plus long au niveau des manches…

Leçon no.2 : toujours mesurer le recto fini avant de coudre le verso.

Vient maintenant le temps des sueurs froides et le moment de savoir comment coudre le verso. Peur 1 – 0 Excitation.

Il faut dire que la couture est une vraie gymnastique de l’esprit. Pas étonnant que certaines associations de promotion des sciences auprès des jeunes filles utilisent la couture pour les intéresser aux maths. Et du coup, cela explique qu’il y ait plein d’hommes en haute couture ! (nan, je rigole, je sais bien que les petites mains douées derrière, ce sont des femmes 🙂

Bref, je me débats avec le modèle mental de qu’est-ce que je vais coudre ensemble pour pouvoir le retourner et avoir mon produit presque fini. Finalement, je décide de coudre toute les bordures externes, sauf le bout des manches (là où les mains sortent) car c’est de là que je compte retrousser ma veste.

Et là, c’est la cata ! Rien ne va plus. J’ai cousu les ouvertures des manches près du corps et ça fait tout déraper. Du coup, je suis bonne pour découdre cette partie à la main et finir en mode endroit. Je me vois déjà avec un truc immettable entre les mains…

Finalement, je trouve comment tout assembler et comment faire les finitions une fois les deux vestes à l’endroit. Je retrousse un peu les manches d’un côté, histoire de faire ressortir l’autre tissu, et après plusieurs essayages, je décide de garder les manches complètement ouvertes, c’est plus joli et plus pratique pour cacher des armes (la ninja en moi qui parle !).

Leçon no. 3 : laisser un peu d’espace pour l’imprévu en couture, ou comment transformer ses erreurs en opportunités 🙂

Et le résultat final est plutôt sympa, je suis vraiment fière de porter ce que j’ai fabriqué. Mais quel travail ! L’artisan est mon nouveau héros : que de dévouement et en même temps de satisfaction dans ses gestes, que de joie dans le travail bien fait. Une forme de méditation active 🙂

PS : petite entorse au modèle traditionnel de haori j’ai fait une ceinture alors que normalement il faut une attache appelée haori-himo. Next time !

L’invasion des roses trémières, ou comment réussir sa guérilla verte

Voilà à quoi ressemble notre pâté de maisons après trois années de plantations sauvages de graines de roses trémières un peu dans tous les bacs publics que l’on a trouvé.

Chaque année nous ramenons des graines de la Rochelle ou d’endroits où nous voyons de belles roses trémières. Continue reading “L’invasion des roses trémières, ou comment réussir sa guérilla verte”

Permaculture : critique du livre de P. et C. Hervé-Gruyer

Les auteurs préviennent au début de leur livre que l’ouvrage n’est ni un guide pratique ni un essai. C’est un ovni littéraire qui nous permet de retracer l’aventure d’un couple, lui marin et écrivain, elle juriste internationale, qui décident d’acheter une ferme en Haute-Normandie et de se lancer dans l’agriculture biologique. Continue reading “Permaculture : critique du livre de P. et C. Hervé-Gruyer”