La petite cabane dans la forêt des Ardennes

Nous n’avons passé des vacances en Ardennes qu’une seule fois, près de Rochefort. J’en garde d’ailleurs un très bon souvenir, notre premier camping en famille. Cette fois, nous sommes partis plus près de la frontière française, dans une petite cabane au milieu des bois que nous avons louée sur un coup de tête.

Une cabane au Canada version ardennaise

L’endroit est paradisiaque : une cabane rustique nichée dans la forêt, un étang poissonneux, un sous-bois où coule un petit ruisseau, un jardin où poussent des plantes et fleurs sauvages mais aussi des herbes aromatiques, un bon poêle, les oiseaux qui chantent à longueur de journée, un coin pour faire un grand feu autour de bûches qui servent de sièges, des têtards à foison…

Bref, tous les ingrédients d’un moment de bonheur en pleine nature. Même le castor était au rendez-vous (on ne l’a pas vu, mais il a laissé de belles traces !).

Une forêt magique : on ne peut pas s’y perdre !

La forêt autour est une réserve naturelle, un mélange de feuillus et de conifères typique des Ardennes. Le premier jour, on a fait une longue balade qui a fini de manière aventureuse puisqu’on a suivi le ruisseau pour rentrer, en priant pour que ce soit le même que celui qui passe devant la cabane. Notre sens de l’orientation légendaire ne nous a pas fait défaut, heureusement !

Vu qu’Internet ne passe pas ou seulement par intermittence et de manière faible (de vraies vacances, on vous dit), le jour suivant on a fait une nouvelle balade en forêt sans vraiment savoir où on va. Et encore une fois, on retrouve le chemin du retour sans GPS, sans carte et sans indications.

La forêt et les clairières sont riches en fleurs, en plantes et en arbres que je ne connaissais pas. Je sèche encore sur quelques fleurs repérées, mais espère l’aide de la communauté du Web pour trouver le nom de ces belles.

De plantes belles à voir et à goûter

Les paysages sont divers et la promenade vraiment instructive. Il y a de nombreuses espèces comestibles (je ne me sépare pas de mes deux livres de chevet du moment, 450 fleurs et Plantes comestibles) mais comme pour certaines j’ai des doutes (moutarde des champs ?), on s’en tient à la cueillette de celles qu’on connait ou que l’on ne peut pas confondre : ortie, alliaire, lamier blanc, mélisse, menthe, sauge, pousses d’épicéa et bourgeons de pin forment le gros de notre récolte sylvestre.

Le soir on fait sécher tout cela tranquillement au coin du feu sur des raquettes de badminton qui forment des claies improvisées. Je teste ma première soupe d’orties (voir aromatips.be) : cette plante n’a que des vertus. Riche en protéines, en fer, en vitamines : dommage qu’elle soit si pénible à cuisiner, puisqu’il faut des gants pour séparer les jeunes feuilles de la tige !

Ce qui est certain, c’est qu’on reviendra dans ce petit coin de paradis. Qu’il reste caché le plus longtemps possible 🙂

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